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    16/07/2006

    Le Pion blanc des présages - chant 1

     
    Auteur : EDDINGS David
     
    Résumé de l'éditeur :
     
    Les dieux créèrent l'homme, et chacun choisit son peuple. Mais Torak, le dieu jaloux, vola l'Orbe d'Aldur, le joyau vivant façonné par l'aîné des dieux, et ce fut la guerre. Le félon, châtié, dort toujours d'un long sommeil hanté par la vengeance à Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit.
    Pourtant les livres des présages sont formels : Torak va se réveiller. Et justement l'Orbe disparaît pour la seconde fois. Que le maudit la trouve à son réveil et il établira son empire sur toutes choses...
     
     
    Mon avis:
     
    Le roman respecte le genre. Peut-être un peu trop parfois, de sorte que l'on devine le deroulement de l'histoire.
     
    Il demeure un bon ouvrage, agreable à lire mais sans grande surprise.
     
    Extrait :
     
    Prologue
    Où se trouvent relatées l'histoirede
    la Guerre des Dieux et la Geste de
    Belgarath le Sorcier.
    D'après Le Livre d'Alorie
     
    Le monde était jeune alors. Les sept Dieux vivaient en harmonie, et les races de l'homme étaient comme un seul peuple. Belar, le plus jeune des Dieux, était aimé des Aloriens. Il demeurait près d'eux et les chérissait, et ils prospéraient sous sa protection. Les autres Dieux vivaient eux aussi parmi les peuples, et chaque Dieux affectionnait les siens.
    Mais le frère aîné de Belar, Aldur, n'était le Dieu d'aucun peuple. Il vivait à l'écart des hommes comme de ses pareils. Le moment vint pourtant où un enfant perdu alla le quérir dans sa retraite. Aldur en fit son disciple et lui donna le nom de Belgarath. Belgarath apprit le secret du Vouloir et du Verbe et devint sorcier. Des années passèrent, et d'autres hommes se présentèrent devant le Dieu solitaire. Tous étaient fraternellement unis dans l'enseignement d'Aldur, et le temps n'avait pas de prise sur eux.
     
    Or il advint qu'un jour Aldur prit dans sa main une pierre en forme de globe, pas plus grosse que le coeur d'un enfant, et la façonnna jusqu'à ce qu'elle palpite d'une âme propre. Le pouvoir du joyau vivant, que les hommes appelèrent l'Orbe d'Aldur, était immense, et son créateur l'employait à faire des miracles.
     
    De tous les Dieux, Torak était le plus beau. Son peuple, qui était celui des Angaraks, procédait en son honneur à des sacrifices par le feu et lui donnait le nom de Dieu des dieux. Torak trouva doux le parfum des holocostes et les serments d'adoration tant qu'il ignora l'existence de l'Orbe d'Aldur. Car du moment où il l'apprit, il ne connut plus le repos.
     
    Alors, sous un masque trompeur, il vint trouver Aldur.
    _ Il ne sied point, mon frère, lui dit-il, que tu te soustraies à notre compagnie et à nos conseils. Détourne-toi de ce joyau qui a distrait ton âme de notre fraternité.
    Mais Aldur sonda la conscience de son frère et le rabroua.
    _Pourquoi, Torak, vouloir à tout prix le pouvoir et la domination ? Le royaume angarak ne te suffit donc point ? Ne cherche pas, par orgueil, à t'assurer la possession de l'Orbe, car elle te détruirait.
     
    Grande fut la honte de Torak à ces paroles, et il leva la main sur son frère. Puis s'emparant du joyau, il prit la fuite.